S’aimer soi-même paraît évident lorsque l’on en parle.
Et pourtant, combien de fois sommes-nous capables d’offrir aux autres de la compréhension, de la patience, de la douceur… tout en étant beaucoup plus dures avec nous-mêmes ?
Nous pouvons nous reprocher nos erreurs, nous comparer, douter de notre valeur, vouloir correspondre aux attentes des autres ou avoir l’impression de ne jamais en faire suffisamment.
Cultiver l’amour de soi ne signifie pas se trouver parfaite ni penser uniquement à soi.
👉 C’est apprendre progressivement à se considérer avec davantage de respect, de bienveillance et de compréhension.
Et parfois, quelques mots posés en conscience peuvent nous aider à revenir vers nous-mêmes.
C’est dans cet esprit que je te propose cette prière pour l’amour de soi.

L’amour de soi peut être compris comme la capacité à reconnaître sa propre valeur tout en acceptant que l’on puisse avoir des forces, des fragilités, des réussites et des erreurs.
Il ne s’agit pas de tout aimer chez soi en permanence.
Il s’agit plutôt d’apprendre à ne pas conditionner sa valeur personnelle à ce que l’on réussit, à son apparence, au regard des autres ou à sa capacité à répondre à toutes leurs attentes.
Développer une relation plus bienveillante avec soi-même peut commencer par des choses très simples :
écouter davantage ses besoins,
respecter certaines limites,
observer la manière dont on se parle
ou accepter de ne pas toujours être à la hauteur de ses propres exigences.
Nous construisons notre regard sur nous-mêmes au fil de notre histoire.
Les paroles que nous avons entendues, notre éducation, certaines expériences, les comparaisons, les réussites comme les échecs peuvent influencer la façon dont nous nous percevons.
Parfois, certaines phrases restent longtemps avec nous.
« Tu es trop sensible. »
« Tu n’es pas capable. »
« Tu dois faire mieux. »
« Pense d’abord aux autres. »
À force, nous pouvons finir par reprendre nous-mêmes ce discours.
Nous devenons alors parfois notre propre juge, sans même nous rendre compte de la dureté avec laquelle nous nous parlons.
L’une des premières étapes peut donc être simplement d’observer cette petite voix intérieure.
👉 Est-ce que je parlerais ainsi à quelqu’un que j’aime ?
Si la réponse est non, peut-être est-il temps d’apprendre progressivement à se parler autrement.
C’est une confusion que je rencontre régulièrement.
Certaines personnes ont peur qu’en pensant davantage à elles-mêmes, elles deviennent égoïstes.
Mais prendre soin de soi ne signifie pas cesser de prendre soin des autres.
Poser une limite ne signifie pas rejeter quelqu’un.
Dire non ne signifie pas ne plus aimer.
Reconnaître ses besoins ne signifie pas que ceux des autres n’ont plus d’importance.
👉 L’enjeu est plutôt de trouver un équilibre dans lequel nous ne disparaissons pas systématiquement derrière les besoins de tout le monde.
Cette prière n’a pas vocation à provoquer un changement miraculeux.
Je l’ai pensée comme un moment de retour à soi.
Tu peux la lire lentement, à voix haute ou intérieurement.
Tu peux également ne retenir que quelques phrases, celles qui résonnent particulièrement pour toi aujourd’hui.
« Aujourd’hui, je choisis de revenir vers moi.
Je m’autorise à être celle que je suis, avec mes forces, mes fragilités, mon histoire et tout ce que je suis encore en train d’apprendre.
Je reconnais que ma valeur ne dépend pas du regard des autres, de ce que je réussis ni de tout ce que je suis capable de faire pour eux.
Je m’autorise à ne pas être parfaite.
Je m’autorise à me tromper, à apprendre, à changer d’avis et à recommencer.
Je choisis de regarder avec davantage de douceur les parties de moi que j’ai parfois rejetées ou jugées.
Je respecte mes besoins et j’apprends à entendre mes limites.
Je me donne le droit de dire non lorsque quelque chose ne me convient pas et de dire oui à ce qui me fait profondément du bien.
Je remercie la personne que j’ai été pour tout ce qu’elle a traversé et pour les moyens qu’elle a trouvés pour continuer à avancer.
Je n’ai pas besoin de devenir quelqu’un d’autre pour mériter mon propre respect.
Aujourd’hui, je choisis simplement de faire un pas vers moi.
Avec davantage de patience.
Davantage de compréhension.
Davantage de douceur.
Et progressivement, j’apprends à devenir aussi pour moi-même cette personne que je sais si souvent être pour les autres. »
Il n’y a pas de règle.
Tu peux la lire lorsque tu en ressens le besoin, le matin, le soir ou pendant un moment calme.
Mais plutôt que de la répéter mécaniquement, je t’invite à observer les phrases qui provoquent quelque chose en toi.
Une phrase te gêne ?
Tu as du mal à y croire ?
Une autre t’émeut particulièrement ?
Tu ressens immédiatement l’envie de la contredire ?
C’est parfois là que l’exercice devient intéressant.
Non pas parce que cette réaction prouverait l’existence d’un « blocage », mais parce qu’elle peut t’aider à identifier la manière dont tu te regardes actuellement.
Après avoir lu la prière, choisis simplement cette question :
« Qu’est-ce que je m’accorde difficilement alors que je l’accorde facilement aux autres ? »
Du repos ?
Le droit à l’erreur ?
De la compréhension ?
Du temps ?
Le droit de changer d’avis ?
Le droit de poser une limite ?
Le droit de ne pas toujours aller bien ?
Ne cherche pas forcément à corriger immédiatement ce qui apparaît.
Commence simplement par l’observer.
Puis demande-toi :
« Quel tout petit geste pourrait aujourd’hui me permettre de me traiter avec davantage de respect ? »
👉 L’amour de soi se construit aussi dans ces gestes ordinaires.
Chaque jour, même 2 minutes suffisent.
👉 regarde-toi dans un miroir
👉 pose une main sur ton cœur
👉 lis une phrase doucement
Exemple :
“Je m’accepte et je m’aime telle que je suis.”
Ce moment peut paraître très simple, mais il peut devenir une façon douce de revenir à toi, d’observer la manière dont tu te regardes et de cultiver progressivement davantage de bienveillance envers toi-même.
Ces notions sont proches, mais elles ne désignent pas exactement la même chose.
L’estime de soi concerne notamment la valeur que l’on s’accorde.
La confiance en soi concerne davantage le sentiment d’être capable d’agir, de faire face à certaines situations ou de mobiliser ses ressources.
L’amour de soi, lui, renvoie davantage à la relation que l’on entretient avec soi-même : la manière dont on se considère, dont on se parle et dont on prend soin de ses besoins.
On peut donc avoir confiance dans certaines de ses compétences tout en étant extrêmement exigeante ou dure envers soi-même.
Et inversement, on peut apprendre à se respecter et à s’accueillir même lorsque l’on doute encore de ses capacités dans certaines situations.
Il n’est pas toujours possible de transformer son regard sur soi simplement en répétant des phrases positives.
Certaines expériences peuvent avoir profondément affecté l’image que l’on a de soi.
Lorsque le manque d’estime de soi, la culpabilité, l’anxiété, la tristesse ou certaines expériences passées entraînent une souffrance importante ou persistante, il peut être utile d’en parler avec un professionnel de santé ou un professionnel de la santé mentale.
Une pratique de bien-être, une prière ou un accompagnement complémentaire ne remplacent pas un diagnostic, un traitement ou un suivi médical ou psychologique lorsqu’ils sont nécessaires.
Dans mes accompagnements, je rencontre régulièrement des personnes qui ont appris à beaucoup donner, beaucoup gérer ou beaucoup s’adapter.
Parfois au point de ne plus très bien savoir ce dont elles ont elles-mêmes besoin.
J’utilise notamment la kinésiologie, la bioénergie et la Numérologie Stratégique® dans une approche globale prenant en compte la personne, son histoire, ses émotions et ce qu’elle traverse actuellement.
La kinésiologie peut notamment s’intégrer dans un travail d’exploration autour de certains stress et ressentis.
La bioénergie fait partie de mon approche globale du bien-être et de l’équilibre de la personne.
La Numérologie Stratégique® peut apporter un éclairage complémentaire sur la connaissance de soi, certains besoins fondamentaux, les talents et différentes façons de fonctionner.
Ces pratiques ne servent pas à poser un diagnostic médical ou psychologique. Je les utilise comme des outils complémentaires d’accompagnement et de connaissance de soi, en fonction de chaque personne.
Peut-être que tu n’arriveras pas demain matin à regarder chaque partie de toi avec amour.
Et ce n’est pas grave.
L’amour de soi n’a pas besoin d’être une nouvelle exigence à atteindre.
Il peut commencer beaucoup plus simplement.
Se parler un peu moins durement.
Respecter une limite.
Reconnaître un besoin.
Arrêter de minimiser une réussite.
Accepter une imperfection.
ou simplement reconnaître que l’on mérite soi aussi la douceur que l’on offre si facilement aux autres.
Alors peut-être que la question n’est pas :
« Est-ce que je m’aime suffisamment ? »
Mais plutôt :
« Comment puis-je être un peu plus douce avec moi aujourd’hui ? »